Hommage à Anne-Catherine Salberg

Comment définir Anne-Catherine ?

Je me place ici comme pionnier et promoteur de la médiation familiale depuis 1984.

Je ne connais qu’une partie des multiples facettes de sa personnalité. Et encore, limitée dans le temps. Je la vois comme une humaniste.

Elle a rejoint l’AGMF (Association genevoise pour la médiation familiale) en 1994 à son retour des États-Unis où elle avait passé quelques années avec sa famille. Elle y a suivi une formation en médiation familiale.

Et depuis lors, je la vois participer au développement de la médiation dans tous les domaines des relations humaines.

Bien sûr, afin d’amplifier ce développement, elle-même poursuit ses formations déjà multiples. Elle a comme base une formation de juriste.

Comme la médiation s’étend à l’Europe, après les pays anglo-saxons, la pratique de la médiation se professionnalise. Un master européen est créé et qu’elle obtient.

Elle se lance en parallèle dans une démarche de formatrice. Le GPM, dont elle est une cofondatrice et en sera co-présidente et présidente de 1998 à 2004, va lui offrir le tremplin pour son initiative personnelle : offrir une formation en médiation généraliste à un plus large éventail de personnes sensibles à ce processus de prévention et gestions de conflits.

Quelle audace ! ….. Et ça marche depuis 1996 !

Il semble qu’une force ou un but bien précis, la dignité humaine, lui donne cette capacité de développer les moyens pour l’atteindre.

Ses étapes au CSP (Centre social protestant), à l’ACOR (Association contre le racisme-SOS Racisme) démontrent bien sa vision de la dignité humaine.

Anne-Catherine sait prendre des risques. A travers la médiation, ses aspects techniques, elle en voit également la finalité : découvrir dans chaque personne en difficulté des potentialités qu’elle sait développer. Chaque personne retrouvant sa dignité se sent progressivement capable de se prendre en charge.

Je suis enthousiasmé par son parcours. Une bonne partie de la société va bénéficier de sa passion au travers des personnes qu’elle a formées.

Je ne peux que lui souhaiter de persévérer dans son action dans laquelle elle est active aujourd’hui.


Hans Lehmann
cofondateur du GPM

 

PS : Cerise sur le gâteau : Les formations qu’elle a mises sur pied ont reçu le label « EduQua » en mars 2010.